Élémentaire mon cher Watson ?

Élémentaire mon cher Watson ?

Par Jérôme GOUX
Directeur du Laboratoire

Ne vous est-il jamais arrivé de chercher vos clés de voiture dans toute la maison alors qu’elles étaient tout simplement dans votre poche ? Lorsque l’on vous a donné la solution à un exercice de logique que vous n’êtes pas parvenu à résoudre, ne vous êtes-vous jamais dit… « c’était pourtant évident ! » ?
Nous cherchons souvent des solutions complexes à des problématiques simples… alors que la solution est souvent devant nos yeux. LLéonard de Vinci écrivait déjà au XVIe siècle : « Prenez vos leçons dans la nature, c’est là qu’est notre futur » !De nos jours, de plus en plus de scientifiques cherchent dans la nature des réponses à leurs questions. Cette démarche est appelée le biomimétisme ou la bioinspiration.

Le biomimétisme promeut l’étude la nature sous toutes ses formes : animaux, plantes, microorganismes, écosystèmes, pour en tirer autant de développements technologiques ; le but consiste à s’inspirer de la nature pour concevoir des matériaux et des procédés novateurs. Beaucoup de chercheurs préfèrent le terme de bioinspiration, leur démarche consistant à s’inspirer des phénomènes naturels pour les adapter aux besoins humains et non à les copier.

Ces dernières années ont été marquées par une grande évolution de nos techniques d’exploration, d’analyse, de modélisation de la matière à toute petite échelle, qui nous permet désormais d’envisager de produire des structures analogues au vivant. L’informatique avec ses premiers logiciels et algorithmes intelligents a aussi favorisé l’avènement du phénomène.

Les grandes entreprises se sont positionnées dans cette démarche de recherche et développement inspirée de la nature dans différents secteurs : l’énergie (Total et la photosynthèse artificielle), l’automobile (Saint-Gobain et le pare-brise sans essuie-glace, inspiré de la feuille de lotus ; Renault et la conduite automatique, inspirée des mouvements des bancs de poissons, qui changent de direction et de vitesse sans jamais se percuter), la pharmacie (Sanofi et la chimie verte), la construction (Eiffage et la climatisation passive, inspirée des termitières).

Cette démarche repose à mon sens sur deux piliers indissociables ; le savoir et la curiosité… à FILAB, nous pensons que c’est très souvent l’association des deux permet d’innover.

Alors, ne cherchez plus, la solution est peut-être sous vos yeux…

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